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2018

XX ème Printemps des poètes dans le Jura :
Semaine de la langue française et de la francophonie

En 2018, le Printemps des poètes et la Semaine de la langue française et de la francophonie accompagnent tout au long du mois de mars le projet OSONS LES LANGUES, RENCONTRES imaginé avec l'éducation nationale, l'Accueil de loisirs et l'espace Mosaïque, la médiathèque le Dôme et le musée de l'Abbaye autour de l'oralité et du plurilinguisme.

Le printemps des poetes

Retrouvez tout le programme dans la plaquette



ou sur Viméo

Atelier-saute-frontiere-Ozho-Naaye .

Samedi 10 mars
La Fraternelle Maison du Peuple
Accueille la CARTE BLANCHE
à STEPHANIE BARBAROU

Le printemps des poetes

Compositrice et cheffe de choeur
intervenant à Saint-Claude
depuis 2013 pour le Chœur ouvrier de La Fraternelle
et depuis 2016 pour le Chœur éphémère des Avignonnets.


Le chœur ouvrier de la fraternelle, constitué d’une vingtaine de chanteurs amateurs de tous âges, existe depuis 2013 à travers un répertoire constitué de choix de chansons créées à partir de textes issus du Jura Socialiste, chants de travail, de lutte et de révolte, que les Archives de La fraternelle ainsi que de textes poétiques, textes de révolte du XXème et XXIème siècles venant de la Méditerranée.

En 2018, le chœur ouvrier s’intéresse à un poète d’origine franco-grecque, Dimitris Alexakis à travers un long poème qui ne s’inscrit pas dans la tradition de la poésie homérique mais s’inspire plutôt de la « liste des morts en Méditerranée établie par le réseau UNITED.

S’il raconte un voyage, c’est un voyage en enfer. Celui d’enfants, de femmes et de hommes confrontés à des situations extrêmes qui leurs ont fait perdre leurs voix, leurs pays, leurs noms et leurs vies et les ont dépouillés de leur humanité.  

Ce long poème se déplie, se déploie telle une vague avant de se fracasser sur les côtes en utilisant le souffle de la voix pour faire prendre conscience de la nécessité de défendre le droit de chacun à l’Humanité.

Chanté à plusieurs pour retrouver un espace commun, un espace immense de paroles, de timbres, une choralité d’hommes et de femmes, le programme LIMBES sera entrecoupé, entremêlé, interrompu par des chants d’exil, de lutte, d’amour, chants qui voyagent avec les exilés, accompagnent ceux et celles qui « brûlent la mer » pour tenter d’arriver jusqu'en Europe.


Samedi 10 mars à 17h (Entrée libre)
au Café de la Maison du Peuple
« LIMBES » par le Chœur ouvrier de La Fraternelle à partir d’un long poème de Dimitri Alexakis
Concert suivi d’une présentation du chantier de création artistique « Nos objets, du foyer à l’exil » 

Le printemps des poetes

Interview


Né en 1971, à Paris, Dimitris Alexakis anime à l’heure actuelle un espace de création artistique qui a vu le jour au cœur de la crise dans le quartier populaire d'Athènes,"Kypseli". Celui-ci écrit pour le théâtre, anime un blog à la croisée de la littérature et de l'intervention politique et intervient fréquemment sur le Club Médiapart. Derniers textes publiés : "les Limbes "  et "le message »


Qui seront les invités de la carte blanche de Stéphanie Barbarou imaginée avec la Maison de la poésie à l’occasion des cinq ans du Chœur ouvrier de La Fraternelle ?

Samedi 10 mars à 15h,
Médiathèque le Dôme (entrée libre)
Projection du film:
"Et nous jetterons la mer derrière nous"
de Anouck Mangeat
et Noémie d'Ozho Naayé

Projection suivie d'un débat avec les deux réalisatrices

Le printemps des poetes

voir la fiche du film

2014 / France / 72 min Compétition française Cinéma du réel 2015

De la coutume orientale de jeter de l’eau en signe de bonne santé derrière quelqu’un qui quitte une maison, quatre cinéastes font une métaphore d’un exil à la fois raconté comme une aventure au long cours et subi comme une condition d’un profond dérèglement du monde. Aziz, Sidiqi, Housine et Younes ne sont pas partis ignorants du dicton « ailleurs l’herbe est plus verte » ; leurs familles les avaient prévenus de certains dangers, parfois même un parent avait déjà perdu la vie en tentant d’émigrer. Leurs portraits croisés dans des lieux où leur voyage a parfois tourné court est ici l’occasion d’incursions dans des zones-frontières dont on lit parfois le nom sans pouvoir s’en figurer le paysage. L’île de Lesvos en Grèce, proche des côtes turques, le port de Patras, d’où des camions partent pour l’Italie, ou les centres de détention d’Athènes et d’Istanbul : autant de portes d’entrée de l’Europe qui, de plus en plus verrouillées, ont transformé ces espaces en « non-lieux » : des endroits de flux anonymes voire clandestins, où personne ne peut élire domicile. En s’attachant aux détails techniques et topographiques des récits de ces migrants, le film fait contrepoids à cette dynamique d’anonymat : ses protagonistes n’ont plus rien d’étranger pour nous. (Charlotte Garson)

Samedi 10 mars à 18h,
Cinéma de la Maison du Peuple
(Tarifs habituels)
Projection du film « Des spectres hantent l’Europe »
De Maria Koukouta et Niki Giannari Suivie d’un débat avec les deux réalisatrices .

Le printemps des poetes

bande-annonce du film


Le film montre des réfugiés en provenance de Syrie au moment où ils essaient de rejoindre l’Europe par la Grèce. Arrêtés à la frontière entre la Macédoine et la Grèce, les Syriens doivent affronter une nouvelle fois la peur et le rejet. Dans le camp, pour traiter avec les autorités grecques, il leur faut apprendre à construire leur propre démocratie transitoire. Exposés à des conditions climatiques effroyables, hommes et femmes vivent dans des tentes de fortune et survivent dans des conditions de vie précaires. Enlisés dans la boue jusqu’aux genoux, ils ne peuvent ni avancer ni retourner d’où ils viennent. La nécessité d’organiser leur séjour transitoire dans le camp devient alors l’occasion d’expérimenter de nouvelles formes de démocratie directe. Face à la tentative d’organisation des Syriens bloqués à la frontière, le contrechamp d’une Grèce suffocant sous le coup des politiques économiques d’austérité de l’UE offre alors une vision unique d’une crise sans précédent en Europe. Sans se départir d’une approche d’observation stricte et presque abstraite, le film devient une déclaration politique forte et inflexible.

Giona A. Nazzaro, critique de cinéma et journaliste 

Grèce/France - 2016 - 1 h 38 mn - Réalisation : Maria Kourkouta, Niki Giannari - Production : Carine Chichkowsky, Maria Kourkouta - Scénario : Maria Kourkouta, Niki Giannari - Image et montage : Maria Kourkouta - Son : André Fèvre - Voix-off : Lena Platonos

Samedi 10 mars à 21H

Café de la Maison du Peuple -

Concert du groupe Aman Aman (multiculturel)

CONCERT GRATUIT

Le printemps des poetes

leur page Facebook


Avec Anouck Mangeat, Onur Kaya, Erhan Kaya, Gürkan Aslan, Julius, Antoine Depeyret. Musiques d'Anatolie, du Kurdistan & autres variantes rock'n'roll.



En périphérie de la carte blanche à La Fraternelle ….

Jeudi 8 mars à 20H
Cinéma de la Maison du Peuple -
(Tarifs habituels).
Projection de : Başka Bir Dağ Une autre montagne
de Anouck Mangeat et Noémie d'Ozho Naayé.
Projection suivie d’un débat avec les réalisatrices

Le printemps des poetes

bande-annonce


Ça suffit ! Sinem crie le long de la route. Avec Burcu, en voiture, elle voyage de Istanbul vers Safranbolu. Elles vont rejoindre Ergul. Ces femmes ne se connaissent pas. Le film suit la route de leur rencontre, de leurs questionnements dans une Turquie qui n'est pas faite pour elles. Elles sont des femmes de famille kurde, en lutte pour leur liberté. De trois générations différentes, elles sont engagées chacune à leur manière dans un combat pour résister, au nationalisme, à l'autoritarisme, à la guerre, au patriarcat. Les gentilles filles vont au paradis, les autres vont où elles veulent.

« Une autre montagne » vient de recevoir un prix au Maroc

Vendredi 9 mars, 18h30,
Librairie Zadig (Entrée libre)
Rencontre avec Niki Giannari,
co-auteure avec Georges
Didi-Huberman du livre
« Passer quoiqu’il en coûte »
Editions de Minuit octobre 2017
En présence de Maria Koukouta et Stéphanie Barbarou

Le printemps des poetes

« Apatrides, sans-foyer.
Ils sont là.
Et ils nous accueillent
Généreusement
dans leur regard fugitif,
nous, les oublieux,
les aveugles.
Ils passent et ils nous pensent. »
(Niki Giannari)


Passer, quoi qu’il en coûte se compose d’une part d’un poème, en version bilingue, de Niki Giannari intitulé Des spectres hantent l’Europe (pages 11 à 21) et d’un texte de Georges Didi-Huberman intitulé Eux qui traversent les murs (pages 25 à 88). Les 11 illustrations de ce livre sont tirées du documentaire « Des spectres hantent l’Europe » tourné dans un camp à Idomeni en Grèce dont Niki Giannari est coauteur avec Maria Kourkouta.

Lien sur l’article du Matricule des Anges Novembre 2017
Lien sur l’émission "Matières à penser" avec Frédéric Worms



Durant la semaine du 5 au 9 mars 2018, dans le cadre de la
Semaine de la langue française et de la francophonie
« Dis-moi dix mots sur tous les tons »

« Nos objets, du foyer à l’exil »

Traduire l’intime en déplacement avec deux groupes de sociolinguistiques (Chabot et Avignonnets) auquel participent des personnes immigrées ou demandeurs d’asile.

Le printemps des poetes

Atelier de création conduit par Anouck Mangeat et Noémie d'Ozho Naayé, réalisatrices du film
« Et nous jetterons la mer derrière nous » 


Mettre en mots les traces de l’exil, utiliser l’objet comme support de narration en différentes langues pour la création d’un ABCdaire des Objets de l’Exil.

Renseignements et inscriptions auprès de Saute- frontière. Atelier limité à 20 personnes sur chaque site.

Restitution de cet atelier lors du concert « Limbes » samedi 10 mars 2018 à La Fraternelle.